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Cégep de Joliette : tout sur la fermeture du stationnement

  • Photo du rédacteur: Atôme Crochu
    Atôme Crochu
  • 19 mars
  • 4 min de lecture

Un courriel fut envoyé à une adresse MIO que les élèves regardent à peine, un beau jeudi 28 août, même pas une semaine après la rentrée scolaire et juste avant la fin de semaine du travail. C’est comme ça que l’école a annoncé que le stationnement du cégep serait fermé aux étudiants à partir du 2 septembre, soit au début de la semaine suivante.  Des rumeurs et des murmures traversaient les couloirs scolaires pour certains, alors que la nouvelle restait inconnue pour d’autres. Le matin du 2 septembre fut rempli de surprises et de confusions. Des gardiens de sécurité, des parents et des élèves confus envahissaient l’entrée du stationnement de leur présence. 



Dans la tête de tous, la question était unanime : pourquoi ce règlement est-il arrivé si soudainement ? 


Une de nos reporters est allée jusqu’au fond de l’histoire pour répondre à cette question. 


Entre les murs du Cégep de Joliette, les commentaires et les questionnements augmentaient. Tout le monde semblait avoir une théorie, mais personne n’avait de réponse concrète. La théorie la plus populaire avançait que le manque d’espace dans le stationnement, dû à l’augmentation de la population étudiante et du personnel enseignant, en était la cause. Le principal problème avec cette explication est que les conducteurs trouvaient des places disponibles, quel que soit le jour ou l’heure.


Un autre groupe touché par ce nouveau règlement est celui des parents dont les enfants fréquentent le CPE La Cabotine. Ceux-ci ont reçu un courriel personnel seulement le vendredi 29 septembre à 11 h, les informant de la situation. Le courriel semblait bien détaillé et mentionnait même que des agents de sécurité seraient présents pour les diriger vers le bon endroit afin d’obtenir une puce pour accéder au débarcadère du CPE. Le jour J, la redirection s’est faite vers l’extérieur du stationnement, sans aucune indication sur l’obtention de ladite puce. Les parents ont dû se trouver des stationnements éloignés et traverser les rues de Joliette avec de jeunes enfants, ce qui s’est avéré être très peu pratique et, à la limite, dangereux. 


Lorsque les parents ont interrogé la garderie, celle-ci a expliqué qu’elle avait été mal informée par l’école. Les responsables croyaient avoir deux semaines supplémentaires pour s’adapter à la situation. Cette confusion a ajouté au stress des parents et compliqué l’organisation quotidienne. Heureusement, l’école a préparé et fourni les puces à la garderie avant la fin de la même journée.


Du côté des élèves, le problème est loin d'être réglé. Beaucoup d’entre eux affirment qu’ils sont régulièrement en retard en classe car ils ne trouvent pas de stationnement. Les commerces et les travailleurs du centre-ville sont tout autant touchés, alors que les stationnements publics se font remplir par des étudiants et les accotements servent de débarcadères, même quand les endroits ne sont pas sécuritaires. 


Alors pourquoi ? Pourquoi tout ce chaos ? Pourquoi interdire le stationnement du cégep aux étudiants ? Pourquoi cela est-il arrivé si soudainement ? 


Après avoir parlé avec chacun, écouté tous les témoignages, nous avons enfin découvert les réponses à ces questions.


Bien que le manque d’espace dans le stationnement ait été l’une des raisons évoquées pour justifier la décision, il était loin d’être le facteur principal. La véritable motivation était avant tout une question de sécurité. « Il était devenu dangereux de laisser l’accès au stationnement à tout le monde» explique notre source anonyme. « Les conducteurs ne faisaient tout simplement pas attention aux piétons. » Selon nos informations, l’école avait tenté à plusieurs reprises de rectifier la situation avant d’en arriver à cette décision, en installant par exemple des dos d’âne et des panneaux pour avertir et diriger les conducteurs de manière plus sécuritaire.


Du point de vue de l’école, la réponse a été claire et ferme : la sécurité des étudiants reste la priorité numéro un. Cette nouvelle réglementation a également l’effet secondaire de réduire, voire d’éliminer, les vols de places de stationnement. Certains élèves ont même avoué passer à plusieurs voitures à la fois lorsque la grille se lève à la sortie du stationnement pour éviter de payer des frais supplémentaires. 


Il est vrai que ces explications semblent raisonnables d’un point de vue sécurité, mais une question demeure encore sans réponse : pourquoi l’avertissement a-t-il été donné à la dernière minute ? La raison réside dans la complexité de la coordination des communications. Pour informer efficacement tout le monde, il fallait trouver un moment où chacun serait disponible pour recevoir le message, ce qui n’était pas simple, surtout avec les vacances et les absences liées à la construction. Il fallait avertir simultanément tous les groupes, pas juste les étudiants, mais aussi la ville, le chantier, le CPE, etc., afin d’éviter les fuites d’information et les rumeurs prématurées. Si certaines personnes avaient été informées avant les autres, cela aurait pu provoquer du mécontentement et compliquer la mise en œuvre du projet. Garantir une communication simultanée permettait donc d’assurer le succès du plan, tout en minimisant les malentendus au sein de la communauté.


Il reste encore à comprendre pourquoi ils n’ont pas repoussé la mise en vigueur de la nouvelle réglementation d’une semaine ou deux après l’annonce du 28 août. Il aurait probablement été pertinent de laisser à chacun le temps de prévoir le coup et de se réorganiser, autant pour son stationnement que pour son horaire. Personnellement, je n’ai pas de voiture, mais je trouve que 24 heures pour trouver une solution, c’est très peu, surtout en considérant que le week-end et le 1er septembre ne sont pas des jours ouvrables. Tu as des théories, des opinions ou des idées concernant la situation ? Viens nous écrire au journal : https://shorturl.at/R9Lrh


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