En éducation : la colère éclate
- Atôme Crochu

- 22 mars
- 2 min de lecture
Manifestation citoyenne devant les bureaux de la ministre Pascale Déry contre les coupes en éducation
Le 28 août dernier, près de soixante citoyennes et citoyens se sont rassemblés devant les bureaux de la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, à Repentigny. Cette manifestation pacifique s’inscrivait dans la semaine d’action du mouvement Unies pour l’école, organisée partout au Québec afin de dénoncer les coupes budgétaires en éducation.

Un mouvement citoyen qui prend de l’ampleur
Le mouvement Unies pour l’école est né de l’initiative de parents préoccupés par l’avenir du réseau scolaire. Rapidement, il a rallié des étudiant(e)s, des enseignants, du personnel scolaire et des citoyennes et citoyens issus de divers milieux, tous unis par la volonté de protéger le droit fondamental à une éducation publique de qualité.
« Ces coupes sont une attaque directe à l’accessibilité et à la qualité de l’éducation au Québec. On demande aux établissements de faire plus avec moins, alors que les besoins augmentent. C’est irresponsable et injuste pour les étudiant(e)s, le personnel et l’ensemble de la société. » dénonce Adam Pétrin, enseignant au collégial.
Une mobilisation provinciale
Tout au long de la semaine, des actions ont eu lieu aux quatre coins du Québec : manifestations locales, chaînes humaines, activités symboliques dans les écoles et rassemblements citoyens. L’objectif : sensibiliser la population et mettre de la pression sur le gouvernement afin qu’il revienne sur sa décision de couper dans le budget de l’éducation.
« En tant qu’étudiantes et étudiants, nous vivons au quotidien les conséquences de ces décisions qui fragilisent notre parcours scolaire. Derrière ces chiffres, ce sont des étudiantes et étudiants qui voient leurs chances diminuer. Il est urgent que le gouvernement mette l’éducation au cœur de ses priorités. Ce n’est pas juste un chiffre dans un budget, c’est notre avenir qui est compromis. Nous avons besoin d’un gouvernement qui investit réellement dans notre réussite et notre bien-être. » affirme Mégane Bourdon, étudiante au collégial.
Devant les bureaux de la ministre
À Repentigny, la mobilisation du 28 août a permis de rassembler environ soixante personnes de différents horizons. Dans une ambiance pacifique mais déterminée, les participants ont fait entendre leur voix directement aux bureaux de la ministre Pascale Déry, symbole de la contestation.
Le message des manifestants était clair : L’éducation, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement! Investir dans nos jeunes, c’est investir dans un Québec plus fort, plus juste, plus solidaire ! On est là, on est debout, et on ne reculera pas! Parce que l’éducation, ce n’est pas un privilège, c’est un droit !
Muse Bleuté




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