Quand dénoncer l’intimidation fragilise la liberté de presse
- Atôme Crochu

- 22 mars
- 2 min de lecture
À l’automne 2025, le journal étudiant et le blog étudiant ont été lancés comme projet pilote par Mégane Bourdons et Kasandra Bernier. L’initiative a rapidement suscité un intérêt marqué au sein de la population étudiante et contribué à une hausse de l’implication tant dans les activités médiatiques que dans la vie associative du REECJL.

Durant les vacances des Fêtes 2025-2026, des plaintes d’étudiants ont été reçues concernant des comportements qualifiés d’intimidation attribués à des membres exécutifs de l’association étudiante.
Certains étudiants ont indiqué avoir cessé de fréquenter le salon étudiant et refusé de s’impliquer dans les activités associatives. Dans ce contexte, le journal étudiant a publié un article portant sur l’intimidation, accompagné d’une rubrique introductive décrivant le climat d’exclusion ressenti dans cet espace.
Moins de vingt-quatre heures après que le journal ait été officialisé comme comité distinct, une menace de retrait du financement a été formulée par la présidente de l’association étudiante. Cette intervention serait survenue à la suite de réactions négatives de certaines personnes s’étant reconnues dans le contenu de l’article. Il aurait également été mentionné que l’association détient le pouvoir de retirer le financement du journal si elle juge son contenu inacceptable.
Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’indépendance du journal étudiant. Sans protections claires, le financement peut devenir un moyen de pression sur le contenu et limiter la liberté d’informer.
Par la suite, selon une source anonyme, des membres exécutifs envisageraient de tenir un vote afin de retirer le statut de membre à des personnes impliquées dans le journal étudiant. Une telle démarche serait liée à des conflits internes et à des différends entourant les positions exprimées concernant l’intimidation et la gestion du journal. La perte du statut de membre pourrait entraîner la perte d’accès aux services associatifs, du droit de parole en assemblée générale, de la possibilité de se présenter à un poste, de l’accès à certaines aides financières ainsi que de la capacité de gérer le journal tant que celui-ci demeure financé par l’association. Dans un tel contexte, la transparence, l’équité procédurale et le respect des règlements associatifs apparaissent nécessaires.

Par ailleurs, l’espace habituellement utilisé pour la distribution physique du journal aurait été complètement vidé. Des rumeurs circulent également selon lesquelles des démarches auraient été entreprises afin de limiter l’accès du journal à des services d’impression, bien que ces informations restent à confirmer.
L’ensemble de ces éléments soulève des questionnements sur les intentions de l’association étudiante à
l’égard du journal, de sa liberté de presse et plus largement de la liberté d’expression étudiante.
Plusieurs zones d’ombre demeurent et alimentent un débat qui dépasse un simple conflit organisationnel pour toucher directement aux conditions dans lesquelles les initiatives étudiantes peuvent informer, critiquer et participer à la vie démocratique du milieu collégial.




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