Intimidation dans le salon étudiant : le REECJL fait le ménage
- Atôme Crochu

- 22 mars
- 2 min de lecture
Durant la période des Fêtes, plusieurs étudiants sont venus me voir personnellement afin de me signaler un problème récurrent au salon étudiant : l’intimidation implicite. Selon les témoignages reçus, cette situation durerait depuis plus d’un an et demi. Il a été rapporté qu’un petit groupe aurait instauré un climat d’exclusion, au point où des personnes exprimant des opinions différentes se sentaient rejetées et mal accueillies.
Je tiens à être très claire : ce type de comportement n’est pas toléré. Le RÉÉCJL est solidaire des étudiants concernés et agit concrètement.
Un comité sur les règles de vie a été mis en place et une campagne de sensibilisation contre l’intimidation sera déployée prochainement.
Le salon étudiant est un espace commun destiné à l’ensemble des étudiants. Il doit demeurer ouvert, respectueux et sécuritaire, sans exception, peu importe l’âge, les opinions ou le parcours. Toute forme d’exclusion, explicite ou implicite, va à l’encontre des valeurs que nous défendons.
Chaque étudiant est le bienvenu.
Kasandra Bernier, ND

L’intimidation est plus discrète que l’on pense...
Au cégep, on nous dit souvent que les gens deviennent matures. Que l’intimidation, c’est quand on est au secondaire ou au primaire. On pense que l’intimidation est évidente. Pourtant, la forme la plus fréquente est celle que l’on ne remarque même pas. C’est une intimidation qui nous donne l’impression d’être de trop et qui finit par nous exclure.
Quelques pourcentages !
Au Québec, en 2022, environ 21 % des jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans ont été victimes d'intimidation ou de cyberintimidation, selon l'Institut de la statistique du Québec. Cette proportion est plus élevée que la moyenne de la population générale (12 %), mais inférieure à celle des adolescents. Les 18-24 ans sont les plus nombreux à subir du harcèlement au travail (11 %), selon le gouvernement du Québec.
L’intimidation discrète
Voici trois types d’intimidation fréquents qui sont considérés comme discrets.
L’exclusion sociale ; faire en sorte que quelqu’un ne se sente pas à sa place sans lui dire clairement. Cela peut être observé dans certaines situations, comme lorsque des idées ne sont pas prises en compte, quand on fait semblant que la personne n'existe pas ou quand on arrête une discussion dès que la personne arrive.
Les micro-agressions ; ce sont des gestes ou des paroles qui semblent anodins, mais qui se répètent. Elles peuvent se manifester par des soupirs lorsqu’une personne prend la parole, des regards moqueurs ou un ton condescendant.
La manipulation sociale ; elle consiste à influencer les autres contre quelqu’un sans confrontation directe. Par exemple, faire circuler des demi-vérités ou faire passer la personne pour « le problème ». Comment savoir si c’en est ?
Si une de ces situations t’est déjà arrivée, demande-toi si ça se répète, si ça t’isole et si ça te fait douter de ta valeur. Si c’est le cas, ce n’est peut-être pas anodin.
À qui en parler ?
Tu peux aller voir les T.E.S à ta disposition au cégep si tu penses avoir besoin de plus de clarification sur ce sujet. Tu peux aussi en parler à un ami proche ou même aller voir la personne en question pour en discuter.
Alycia B.
Étudiante en T.E.S.




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